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Pas à Pas 2021 (1ère Session) du 19 au 26 mai exposition rétrospective des peintures de Michel Houel

Notre première exposition de cette année n’attend que vous!

Cette exposition avait été annoncée et devait avoir lieu en novembre 2020, cependant les circonstances sanitaires ne nous ont pas permis d’exposer ce peintre parisien à cette époque de l’année 2020. Nous avons donc à nouveau invité Michel Houel pour une exposition qui se tiendra du mercredi 19 mai au mercredi 26 mai inclus salle de la Rode à Domme. L’exposition sera ouverte tous les jours de 14h à 18h  – ou sur rendez vous au 0553290191 . Entrée Gratuite

Artiste en perpétuelle remise en question, perfectionniste dans les nouvelles techniques qu’il s’approprie, Michel Houel  fait ses études à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris, et à l’Atelier de mosaïque Riccardo Licata, diplômé en 1972 cette formation en mosaïque le conduit à présenter des projets d’art monumental  dans le cadre du 1 % national. Mosaïques murales, parements, fresques, sculptures. Cette activité se poursuivra jusqu’en 1997.

À partir de 1990 il mène parallèlement une activité de peintre.

À la suite de plusieurs séjours en Tunisie, il rapporte un carnet de voyage qui constitue la base d’une exposition de ses peintures à l’espace Sydney Caron à Paris en 1992. Il travaille sur les oasis, les palmiers, les dattes. Le propos est de revisiter le sujet en développant une sélection de thèmes plastiques.

En 2005, il présente un travail sur toile de lin écru au Cloître des Billettes a Paris. Ce travail consiste à prendre une toile de lin écrue, non préparée sur les genoux et à la plisser de façon à obtenir une succession de signes abstraits sur la totalité de la toile. Ensuite, il passe à la brosse un lavis pour révéler l’écriture. Si le résultat est cohérent et seulement s’il l’est, il passe à la peinture. Il n’y a pas de repentirs.

Laissons parler le peintre de sa technique :

« L’enfant que j’étais et celui que je suis devenu partagent la même curiosité et la même émotion devant la prodigieuse complexité de la nature. Pour mieux discerner ce qu’elle nous donne à voir, il suffit, à la façon des peuples, dits primitifs de se mettre à disposition, de consentir à l’attitude de la quête pour renouer le dialogue entre le sensible et l’intelligible.

J’ai rencontré la toile de lin écru par hasard. Je l’ai questionnée, courtisée, caressée, froissée. Il s’agit d’informer ce matériau particulièrement réceptif pour mieux révéler sa nature. Ce processus est interactif: en laissant voir son intimité le lin me dévoile. Le lin écru mémorise. Comme autant de fossiles, de scarifications, il conserve l’empreinte des caresses, des blessures: l’image obtenue est indicielle. Cette démarche induit une médiation entre l’esprit et la matière, abolit la hiérarchie, rétablit la parité. » Cette exposition partira en 2006 en Allemagne à la Schwartzbach Galerie à Wuppertal.

En 2006-2007, il poursuit les recherches sur le lin plissé.

En 2007, il part au Mali, s’installe au bord du Niger à Segou, peint sur les rives du fleuve. Il en revient avec un carnet de voyage et de croquis qui sera développé en atelier sur Paris. Pour un regard européen, la multiplicité des images improbables sont telles,  qu’il faut du temps pour assimiler, filtrer et dégager un thème plastique qui ne soit déjà proposé.

A l’endroit où il se trouve, le Niger est très large. Tous les jours, les hommes vont chercher le sable sur un banc qui affleure au milieu du fleuve. Au retour la pirogue est chargée au maximum. Pour éviter qu’elle ne se brise quand le fleuve se fâche. Assemblage de planches dégrossies à l’herminette, outil sommaire qui creuse, sillonne, stigmatise le bois. Le calfatage au goudron, le bois gravé retient dans ses rainures le sable ocre, pêche, abricot du fleuve, rajoutez les effets du soleil et du vent, le cloutage en cuivre qui s’oxyde pour former une mousse qui invente sa propre géographie, tout est dit! Et  surtout cet ingénieux dispositif de cordages en X nouant l’une à l’autre les deux moitiés de chaque flanc de la pirogue.

Ce travail est exposé en 2008 au Cloître des Billettes à Paris.

« Que le risque soit ta clarté » René Char

A partir de 2011, il séjourne en Dordogne.

Il travaille le pastel gras, les encres indépendamment les uns des autres, puis il les superpose, le passage de l’encre sur les pastels gras induit des émulsions provoquant des effets aléatoires. Il faut rester rigoureux. L’aléatoire n’a de sens que lorsqu’il advient. Il reste à le valider, puis à le maîtriser.

Ce travail sera exposé en 2011 au Cloître des Billettes à Paris

 

Travaux récents de 2017 à 2020 :

« Oblige-toi à tournoyer dans l’inconnu qui creuse » René Char

A partir  de 2017, il met en place un protocole pour « peigner » la peinture fraîchement étalée sur la toile. Il s’agit d’installer une écriture spontanée, le cerveau transmettant à la main une gestuelle de plus en plus proche de la décision. Comme le lin plissé, peu de repentirs possibles.

« Emerge autant que possible à ta propre surface » René Char

En 2019 et 2020, il s’intéresse aux papiers déchirés à une grande échelle, déchirer un papier peut être un acte rapide, violent. Cette gestuelle soudaine libère une énergie que l’on retrouve sur les bords de la déchirure. Il s’agit d’apprivoiser sans l’atténuer ce matériau brut. On peut avoir recours  à la géométrie ou bien réduire à l’essentiel, établir le rapport le plus juste entre les forces en présence.

 

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