Erick Fourrier – Plasticien – Sculpteur

En 1994, c’est par l’art floral qu’Erick FOURRIER fait ses premiers pas dans l’univers de la création artistique.
Dès 1996, il rejoint Paris pour approfondir sa technique où il est employé par des fleuristes reconnus : Gilles SIEG – meilleur ouvrier de France et Lauréat de la Coupe d’Europe d’Art Floral (Paris 6ème), Jo Fleuriste (Paris 16ème), René VEYRAT (Paris 8ème).
Ne se réalisant pas complètement dans l’art floral, Erick FOURRIER s’inscrit aux Ateliers Beaux-Arts de la ville de Paris où il suit, de 2009 à 2012, les cours de Françoise COUTANT, Sun XUE, Antonio ROS-BLASCO et Valérie BEON.
En 2013, il s’installe à Toulouse où il se consacre désormais à la sculpture. Il participe à des expositions collectives et personnelles, particulièrement dans le Grand Sud.
Erick FOURRIER, plasticien sculpteur, a toujours eu un rapport privilégié avec les matériaux industriels ou sommaires : grillage, taule, fils de fer, filasse, terre, etc. Il en explore sans relâche les possibilités avec de longues périodes d’observation, de manipulation, de recherches techniques et de processus, d’invention avec comme finalité la transformation du matériau initial en œuvre d’art. Il leur fait raconter des histoires différentes de celles pour lesquelles ces matériaux étaient prédestinés, les fait renaître de son imagination : « Je pense que ce qui est important dans une œuvre d’art, c’est qu’elle fasse appel à l’imagination de l’observateur, l’interpelle… mais surtout qu’elle ne se donne pas au premier regard, qu’elle conserve une certaine pudeur ».
Ce goût pour les matériaux usuels l’a conduit à s’intéresser aux palettes de livraison. Un nouveau défi car la palette est déjà empreinte de caractère ; l’artiste doit donc extrapoler à partir de ce dernier. Quand il s’empare d’une palette, Erick FOURRIER en accepte les contraintes inhérentes : un bois non approprié à la sculpture, des planches le plus souvent espacées les unes des autres, plus ou moins épaisses et inexorablement des clous, indispensables à l’existence même de la palette. En contrepartie, la palette lui offre une identité contemporaine à travers un passé qui évoque la consommation de masse, le déplacement, le stockage, la pénibilité du travail. Avant qu’Erick ne les transforme par son travail d’artiste, les palettes ne sont pas encore des sculptures mais elle sont déjà puissamment architecturées. Chaque palette a ainsi une forme initiale, reconnaissable et quasi immuable.
L’artiste tient à respecter cette construction qui apporte la rigueur de l’objet. « Mon paradoxe consiste à garder la structure de la palette de livraison tout en cherchant à la rendre la moins lisible et apparente possible.Transformer et simuler la disparition pour une nouvelle naissance ! Un nouveau regard de l’homme sur la matière. »

Œuvre : Ajelmachrabiyya- superposition de planches de palettes de livraison

Site Internet : www.erickfourrier.fr/